"Honneur et Fidélité, une histoire de la Légion Etrangère"

En 2011, une magnifique exposition dédiée à la Légion étrangère avait pris ses quartiers d’été au Musée de la Légion d’honneur, sur le parvis du Musée d’Orsay sur le parvis du Musée d'Orsay.


La Légion étrangère a fait le choix, lors de la 148e commémoration de Camerone, d’honorer tous les “Fils de France, devenus Français non par le sang reçu mais par le sang versé”, thème qui semblait cohérent et logique après deux autres sujets très centrés sur le légionnaire ces dernières années : “Histoires d’hommes”, exposition au Musée du Val de grâce en 2009 et “Fraternité d’armes” pour Camerone 2010.

Le Musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie et l’Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD) se sont associés pour proposer une histoire de la Légion étrangère à travers des portraits de légionnaires célèbres et d’objets emblématiques de la geste légionnaire.

Entreprendre un voyage au cœur des archives de la Légion étrangère, c’est plonger dans l’histoire guerrière de la France mais aussi dans les mille vies de “Monsieur légionnaire”. Légendaire pour son courage sa ténacité et son esprit de sacrifice, la Légion invite à parcourir une évocation sincère de son essentielle richesse : ses hommes.
Dans une salle particulièrement bien organisée, les destins extraordinaires de Fred, le joaillier de la place Vendôme et volontaire étranger en 1939, de Pierre Messmer, jeune officier de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère à Bir Hakheim ou encore du Prince Napoléon alias légionnaire Blanchard, se révèlent au visiteur averti, passionné ou simplement curieux.
Les objets, documents et photographies qui ont été regroupés exceptionnellement racontent à eux seuls les parcours incroyables de ces hommes qui constituent encore aujourd’hui une formidable “exception française”. Plus de cinquante pièces rares issues du Musée de la Légion étrangère à Aubagne y sont exposées.

Organisée conjointement par la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur, le Commandement de la Légion étrangère et l’Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense, l’exposition “Honneur et Fidélité, une histoire de la Légion étrangère” reçoit le soutien de la Fédération des sociétés d’Anciens de la Légion étrangère et de la société SOTECA.

www.musee-legiondhonneur.fr, www.legion-etrangere.com
www.ecpad.fr, www. legionetrangere.fr,
www.hommell-magazines.com

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Photos

Les voeux du Président de la SAMLE

SAMLE : 2014…..objectif atteint

Chers Sociétaires,

Cette année 2014 est une grande année pour votre association : en effet le Musée agrandi et rénové est ouvert sans restriction au public depuis le 30 avril 2014. De plus, le règlement de la dernière facture du gros œuvre est intervenu le 20 octobre.
Ce qui revient à dire que la souscription lancée depuis 2007 a permis d’atteindre cet objectif peut-être un peu fou de faire jaillir de terre un écrin digne de la Légion étrangère et de son histoire.
Ainsi après plus de deux ans de « silence » dus aux travaux, nous revoyons avec plaisir le parking rempli de voitures des visiteurs  et des cars de tourisme.
Dans le cadre du centenaire du déclenchement de la guerre de 1914, l’équipe du Musée et la SAMLE ont réalisé une exposition consacrée aux engagés volontaires étrangers pour la durée de la guerre du 26 septembre 2014 au 5 avril 2015.
Deux autres expositions seront réalisées en 2015.
Je remercie à nouveau les sociétaires ou sympathisants qui, par leurs versements en 2014 ont accru de façon importante le financement du « Grand Musée ».
Il s’agit maintenant de continuer à faire vivre le Musée et donc la SAMLE par une fidélité à l’adhésion et de nouveaux recrutements permettant de mener à terme des projets raisonnables, le plus possible sans subventions, lesquelles sont devenues rares. Tous ces projets seront développés lors de notre assemblée générale ordinaire qui se déroulera le vendredi  27 mars 2015 au quartier Vienot à Aubagne.

A vous-même, vos familles et ceux qui vous sont chers, je souhaite un très joyeux Noël et une heureuse année 2015.

Général (2S) Bruno Le Flem
Président de la SAMLE

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Le plus ancien manuscrit de la Légion Etrangère

Un étrange manuscrit quasiment illisible...


1936. La réorganisation entre la Salle d’honneur et le musée est sur le point de s’achever lorsqu’à l’occasion de la fête de Camerone, la famille Brunon fait don d’un étrange manuscrit quasiment illisible sauf pour un paléographe averti.

Déchiffrons donc cette énigmatique et vieille page jaunie plus que centenaire.
Tout d’abord, le texte peut paraître énigmatique car il n’est pas signé et son titre reste abscons : “ordre du jour du
28 8bre”. Il s’agit, en fait de la minute autographe de l’ordre du jour que le colonel Michel Combe adresse aux légionnaires lorsqu’il quitte le commandement du régiment étranger, en 1832. Officier de l’Empire blessé à Eckmühl (1809), ancien de la campagne de Russie (1812) et ayant suivi l’empereur à l’Ile d’Elbe, Combe se distingue encore à Waterloo (1815). Il n’a pas trente ans lorsqu’il choisit le Texas comme terre d’exil. La monarchie de juillet lui permet de rentrer en France et de retrouver son rang. Colonel, il commande le 66e de Ligne mais, l’ancien “grognard” est autoritaire, impulsif et bagarreur au point de se battre avec l’un de ses officiers. Le Colonel Combe est, en fait, devenu un souci pour le commandement. En mai 1832, la solution est trouvée. Le colonel Combe prend le commandement du régiment étranger. En juin, sur le quai de Marseille, avant d’embarquer pour l’Algérie, il reçoit des mains du Duc d’Orléans le premier drapeau de la Légion.

Arrivé en juin, reparti en octobre, le colonel Combe ne fait finalement qu’une “mission de courte durée” de quatre mois à la Légion. Que peut-il donc bien avoir à dire dans son ordre du jour ?
Dans la première phrase, le chef de corps exprime sa contrariété de partir “sans avoir pu vous faire tout le bien que je désirais”. Il emploie même le mot de “regret”. Malgré le “peu de temps passé parmi vous”, l’officier expérimenté reconnait déjà la valeur combattante de cette troupe avec laquelle il a vaillamment repoussé “les farouches africains” lors de leur attaque surprise d’un gué à proximité de Constantine. Assurément, le chef a de “l’estime” pour “ses enfants”. Il la résume dans cette superbe phrase. “Quoique nés sur un sol étranger, vous avez déployé en toutes les circonstances de l’attachement à la France et des sentiments qui eussent dû en imposer à vos détracteurs”.

En peu de temps, le colonel a bien jaugé l’efficacité et l’esprit des légionnaires. Il est le premier à les définir par une devise qui est maintenant bien ancrée. “Vous avez rempli des tâches pénibles avec Fidélité […] vous avez rempli vos devoirs avec Honneur”.
Enfin, Michel Combe quitte ce commandement qui lui convenait si bien, mais il assure de suivre avec intérêt tout ce qui arrivera “d’heureux ou surviendra de pénible” à la Légion. Cette habile transition lui permet d’introduire son successeur, le lieutenant-colonel Bernelle qui “a toutes les qualités pour vous commander avec distinction”. Enfin, il donne son ultime directive. “Obéissez lui et vous serez sûrs d’être menés à la gloire et aux honneurs”. La suite, nous la connaissons. Trois ans plus tard, le Colonel Bernelle réorganise la Légion en amalgamant les nationalités lorsqu’il amène le régiment étranger en Espagne.

A la fin de l’ordre du jour dont on peut reconnaître une “architecture” toujours en vigueur, le colonel Combe prend la liberté de parler de son départ sans vraiment en invoquer la raison. “Après quatre demandes de rentrer dans mes foyers, Mr le Gal en chef a bien voulu céder à la dernière”. En fait, susceptible et très indépendant, Combe se heurte rapidement à ses pairs et à ses supérieurs pour des incidents toujours minimes mais qui prennent des proportions démesurées. Suite à une affaire bénigne de service courant, il refuse d’appliquer les ordres du Général Dalton, commandant la division d’Alger. Le Chef de corps du régiment étranger demande à être relevé de son commandement. Mis aux arrêts, l’affaire monte jusqu’au ministère. Il est décidé de rapatrier cet encombrant “officier d’empire” ni trop près, ni trop loin … dans le sud de la France en lui confiant le 47e de Ligne. En octobre 1837, il prend part à la deuxième expédition de Constantine avec son régiment. Le 13, il est grièvement blessé de deux balles dans la poitrine en conduisant ses hommes à l’assaut. Stoïquement, il rend compte au Duc de Nemours puis se laisse soigner. Il meurt deux jours plus tard.

 

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Le conservateur du Musée de la

Le capitaine Seznec, venant de l’École ...

S’il découvre la Légion étrangère, il a déjà une solide expérience de conservateur acquise au musée du sous-officier de Saint Maixent de 2006 à 2011, où il a mené un chantier de rénovation de celui-ci en même temps qu’une mise aux normes de conservation de ses collections. Cette expérience lui sera grandement utile pour les travaux muséographiques qui l’attendent au ...


Un musée - Le Musée de la Légion Etrangère

Un musée, le Musée de la Légion Étrangère: Pourquoi?


Les usages du Musée,

La Maison de famille


Le Musée est la maison commune de tous les Légionnaires.

C’est dans ce lieu, qu’un jeudi matin, à la première heure, ils reçoivent leur contrat d’engagement. C’est aussi dans la Salle d’Honneur que la section d’instruction se réunit une dernière fois avant que chacun vole de ses propres ailes dans le régiment qu’il a choisi de rejoindre. Profitant de ce passage, le jeune Légionnaire qui comprend maintenant mieux le français visite le Musée. Mais surtout, il pénètre pour la première fois dans la crypte et s’y recueille.

Plus tard, après plusieurs années de service, c’est du Musée qu’il est rendu à la vie civile et qu’il a son dernier contact avec la Légion d’active. Au tout dernier moment, le Légionnaire retourne une seconde et dernière fois au coeur du sanctuaire pour rendre un dernier hommage à la Légion qui lui a ouvert ses portes quand il en avait besoin. Le Musée est donc le sanctuaire commun à tous les Légionnaires quels que soient leur grade, leur régiment, leur spécialité ou l’ancienneté de leur matricule. En ayant part aux mêmes rites, ils appartiennent à la même famille et au même lieu dont le Musée constitue finalement la Maison. L’expression Maison mère prend alors un double sens. Elle ne désigne pas seulement l’endroit où est implanté le commandement mais aussi le lieu où se trouve le Musée qui les a faits et vus grandir.

Indéniablement, le Musée est donc la Maison de famille commune à chacun des Légionnaires. Le “lien” avec la Légion.

Qu’est-ce qu’une maison de famille sinon l’endroit où l’on est en lieu sûr et où il fait bon revenir?

Indéniablement, le Musée est un refuge où le Légionnaire vient retrouver des repères. Ce n’est pas le Légionnaire en activité qui franchit la porte car il n’en éprouve généralement pas encore le besoin mais l’ancien. Au musée, il vient chercher des souvenirs, de l’aide, de l’écoute ou une réponse ; il y amène ses proches pour leur faire découvrir une part de lui-même ; il vient confier au Conservateur ses précieux souvenirs qu’il ne veut pas voir bafoués après sa mort.

Tôt ou tard, ils viennent, parfois de très loin, pour se ressourcer dans les valeurs qui les ont forgés. L’ancien Légionnaire y vient en visite comme on fait un pèlerinage. Le Musée est “la Maison des siècles”, c’est-à-dire un lieu immuable où l’ancien “communie” en retrouvant la Légion qu’il a connue et aimée. C’est à ce moment qu’il prend véritablement conscience de l’importance du Musée qui n’est plus un miroir aux alouettes ou un caprice de chef mais un lien indéfectible qui unit la Légion d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

La Salle des Campagnes mais plus encore la Salle d’Honneur et la Crypte ont un véritable rôle de témoin. Nos anciens avaient conscience de ce besoin. C’est probablement la raison pour laquelle, ils ont reproduit à Aubagne quasiment la même Salle d’Honneur et la même Crypte que celles qu’ils avaient laissées, le coeur gros, en Algérie. Répondant à un besoin, le Musée est né au XIXe siècle, il s’est développé au XXe et doit absolument perdurer au XXIe siècle car, plus que nécessaire, il est vital pour l’Institution. “En interne”, le Musée n’est pas seulement un conservatoire de l’histoire ou un maillon d’une identité dont il illustre parfaitement le double sens : “id est” qui définit une entité et “idem” qui permet au membre de se reconnaître en lui. L’appropriation du lieu et de ce qu’il représente par chacun des membres de l’Institution permet d’affirmer que le musée est la pierre angulaire de l’esprit de corps, de l’esprit Légion. Sans ce lieu “sacramentel”, il est fort à parier que le “sel s’affadirait”. Dès lors, être Légionnaire ne serait incontestablement plus “un état” mais simplement un statut ce qui ne serait pas sans incidence sur la vie au quartier, l’engagement opérationnel ou encore le maintien de la solidarité.

1- Voici par exemple l’extrait d’un mot adressé au conservateur le 10 octobre par le fils d’un ancien Légionnaire : “j’ai trois soeurs et je ne voyais pas comment satisfaire tout le monde. J’ai donc décidé de vous remettre ces fameuses choses. Je sais qu’elles y seront en sécurité. Et je crois que c’est bien ici que cela doit revenir. Dans cette grande famille qu’est la Légion étrangère”.


2- Durant son exil à Sainte Hélène, Napoléon a ainsi défini le Château de Fontainebleau qui lui manquait.


3- Le Projet Grand Musée prévoit simplement une rénovation de la Salle d’Honneur et de la Crypte et non pas une transformation.


4- En fait, la Salle d’Honneur et la Crypte sont aujourd’hui disposées différemment par rapport à Sidi-bel-Abbès. Elles ne sont plus excentrées dans un coin du quartier. À Aubagne, la Salle d’Honneur et la Crypte sont situées dans l’axe du quartier, de la Place d’Armes et du Monument aux Morts. Cette “Voie Sacrée” rend encore plus forte la symbolique de l’ensemble.


5- “Il est l’autre”.


6- Le code d’Honneur spécifie : “Fier de ton état de Légionnaire”.

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Offices du Tourisme et Elus visitent le Musée de la Légion

Le 16 octobre 2014,Responsables des Offices du Tourisme des communes environnantes et Elus locaux ont visité le prestigieux Musée de la Légion Etrangère.


Une découverte qui a enchanté nos prestigieux visiteurs,guidés par le Capitaine SEZNEC, Conservateur et le Général LE FLEM, Président de la SAMLE.

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Une délégation de la Confédération des CIQ visite le Musée

Le 27 juin 2014, une délégation de plus de 60 membres de la Confédération des CIQ de Marseille et Villes environnantes ont visité le Musée de la Légion Etrangère, sous l’impulsion de Marie-Laurence Macaluso, Membre du Conseil d’Administration de la SAMLE, Lieutenant dans la Réserve Citoyenne.

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